SAINT SEBASTIEN - PATRON DES ARCHERS (entre autres)

Saint Sébastien se célèbre le 20 Janvier

Saint Sébastien, tout comme saint Georges, est un de ces saints militaires martyrs des premières églises chrétiennes.

Son culte débuta au IVe siècle et culmina à la fin du Moyen Âge, aux XIVe et XVe siècles.

 

Saint Sébastien est le patron de plusieurs villes dans le monde, dont Qormi à Malte, Caserta, Avella, Mistretta et Assolo en Italie. Il est même le troisième saint patron de Rôme après Saint Pierre et Saint Paul. Il patronne également la ville de Palma de Majorque et bien évidemment Saint-Sébastien en Espagne. 

Saint Sébastien est aussi le patron de Rio de Janeiro au Brésil et qui s'appelait à l'origine São Sebastião de Rio de Janeiro.

 

En France, Saint Sébastien sur Loire en Loire Atlantique, Saint Sébastien dans la Creuse ainsi qu'en Isère, Bouteilles Saint Sébastien en Dordogne, Saint Sébastien d'Aigrefeuille dans le Gard, Saint Sébastien de Morsent dans l'Eure, Saint Sébastien de Raids dans le Manche, Préaux Saint Sébastien dans le Calvados ont Saint Sébastien pour patron.

 

Selon les pays, saint Sébastien est aussi considéré comme le saint patron des soldats en général et des fantassins, mais aussi des athlètes et des archers en particulier, ainsi que des officiers de police. Il est également considéré comme leur patron par les homosexuels.

 

Protecteur de la peste, Sébastien est parfois compté dans les quatorze saints auxiliaires (intercesseurs). La connexion du martyre par « sagittation » (frappé de flèches) avec la peste n'est pas due au hasard. Dans la mythologie gréco-romaine, Apollon, le dieu-archer, est protecteur de la peste. Ainsi l'image de Sébastien fut-elle le moyen de christianiser cette tradition.

Cette dévotion tient aussi d'un miracle qui se serait produit à Pavie au Vème siècle.

La ville était alors ravagée par une violente épidémie de peste, qui cessa dès qu'on eut érigé un autel à la gloire du saint dans l'église de Saint pierre aux Liens. Les chroniques de Paul Diacre relatent que la ville de Rome fut sauvée d'une épidémie de peste dévastatrice vers 680, grâce à l'intercession du saint.

 

Il existe très peu de détails historiques fiables de la vie de saint Sébastien qui est évoquée pour la première fois par Ambroise de Milan (mort en 397), évêque de Milan, dans un sermon. Il y dit que Sébastien serait originaire de Milan, et montre qu'il était déjà vénéré au au quatrième siècle.

 

Selon d'autres recherches, saint Sébastien serait originaire de Narbonne (à Narbonne, une église lui est dédiée, construite sur le lieu présumé de sa maison natale). En tout cas, c'est à Milan qu'il fut élevé dans la foi chrétienne.

À Rome, il est pris en affection par les empereurs Dioclétien et Maximien Hercule qui le nomment capitaine de la garde prétorienne alors qu'ils ignorent que Sébastien est chrétien.

 

On rapporte que Sébastien encouragea dans leur foi et au glorieux martyre deux prisonniers chrétiens, les frères Marc et Marcellin, alors que leur famille les implorait de renoncer au Christ.

En rendant miraculeusement la parole à une femme, Zoé, il convertit aussitôt 77 personnes présentes.

 

En l'apprenant, Dioclétien reprocha à Sébastien sa traîtrise et ordonna à ses soldats son exécution en le transperçant de flèches. « Et les archers le frappèrent jusqu'à ce qu'il soit recouvert de flèches comme un hérisson est couvert d'épines ».

 

Selon la légende, les archers, qui avaient beaucoup d'estime pour leur chef, auraient évité de viser le cœur, si bien que Sébastien ne succomba pas à ses blessures. Soigné par une jeune veuve nommée Irène, il se rétablit rapidement , et se rendit auprès de l'empereur pour lui reprocher sa cruauté à l'égard des chrétiens. Dioclétien le fit alors rouer de coups jusqu'à la mort et ordonna que son corps soit jeté dans les égouts de Rome. Guidés par une vision de sainte Lucine, les chrétiens purent cependant retrouver son corps et l'ensevelirent auprès des ossements des apôtres Pierre et Paul.

 

Selon certaines sources, son corps aurait été transporté de Rome à Soissons dans l'Aisne. Ses ossements auraient ensuite disséminés. 


Pour d'autres, son corps est toujours au Vatican, transféré en 826 des catacombes près de la basilique qui lui est dédiée à Rome sur la via Appia.

En tout cas, ses reliques (ou prétendues) sont disséminées dans des églises catholiques de tous les continents.

 

lien vers le musée de l'archerie
lien vers le musée de l'archerie